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Le droit à l'alimentation dans la constitution

Publicatiedatum: 25/07/2017

L'Alliance pour l’Engagement Citoyen au Mali vise essentiellement la promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle adéquate. De fait, stratégiquement, il est retenu d’opérer des transformations au plan juridique. OMAES, l’une des deux ONG maliennes en charge de la mise en œuvre du programme, a entrepris de déployer une stratégie de lobby pour « la constitutionnalisation du droit à l’alimentation » au Mali.

La révision constitutionnelle comme tremplin

Au début de l'année 2017, alors que les activités du programme CEA commençaient réellement, les autorités maliennes, pour résoudre les problèmes d'insécurité dans le pays, annoncent la révision de la Constitution du 27 février 1992. OMAES, saisit l'opportunité et s'engage dans une campagne de plaidoyer pour que le droit à l'alimentation soit pris en compte dans la nouvelle Constitution. Cette action de OMAES est une anticipation professionnelle très importante dans les stratégies de lobbying et de plaidoyer. L'action porte ses fruits et le gouvernement malien accepte d'intégrer le droit à l'alimentation dans le projet de la nouvelle Constitution. Le changement apparaît dans l'article 17 comme suit: «L'éducation, la formation, le travail, le logement, les loisirs, la santé, l'alimentation, la nutrition et la protection sociale constitutive des droits».

Mais, selon la procédure de révision constitutionnelle, ce n'était que le tout premier pas. Successivement, l'approbation de l'Assemblée nationale et la déclaration de conformité de la Cour Constitutionnelle devront être obtenues. Ces deux étapes complémentaires se sont déroulées sans trop de difficultés et l'OMAES pouvait espérer que le référendum qui validera définitivement le nouveau texte fondamental ne sera qu'une simple formalité.

Un référendum au calandre grec

Le gouvernement convoque le référendum pour le 9 juillet 2017. Mais, c’était sans compter avec l'opposition politique dont les manifestations ont déjà eu lieu pour dénoncer la volonté du président d'étendre ses pouvoirs. Le référendum a été reporté au calandre grec et la course vers l'intégration du droit à l’alimentation s'arrête là. Cependant, les résultats intermédiaires obtenus par l'action de OMAES restent très encourageants pour l'avenir.

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